lundi 23 janvier 2012

My red shirt

When we were about to step out of the house, Noey looked at me and stopped.

- No goodbye kiss, nor hug for you today.
- What the…? What do you mean?
- You’re wearing a red shirt: you’re a commie.
- But… communists don’t even wear red shirts…

She pauses.

Then suddenly:

- Ooooooh! Today is New Year’s Day!!! That’s why you’re wearing red!
- Mmmh… like I do every year on Tết Nguyên Đán.

In Noey’s defence she is Lao, not Viet. In Lao culture the colour red does not have this strong an association with happiness and good fortune; and on top of that their New Year’s Day is in mid-April.

I still did not get my kiss, though, and I will have to make sure I get it tonight when back home… In the meantime, I wish a HAPPY NEW YEAR to you all!

May the year of the dragon bring you happiness, good health and prosperity!
Chúc mừng năm mới !

dimanche 18 décembre 2011

Chopin Op.69 n°1 - L'Adieu

C’était non préparé : juste avant d’aller faire les courses j’ai demandé à Manola de se mettre au piano et de me jouer un morceau. Comme ça, sans prévenir. Et je lui ai dit de mettre l’enregistreur en route : une seule prise parce que la deuxième serait plus tendue et ça enlèverait toute spontanéité. Ah, et aussi je lui ai demandé de le jouer sans partition, ce qu’elle n’avait pas encore fait pour ce morceau.

J’aime le résultat, globalement bien équilibré et sans rush précipitation. Du rubato à la Manola, mais pas trop exagéré. Une petite hésitation à la fin mais c’est vraiment sans importance. Je trouve qu’on a vraiment de la chance d’avoir une artiste en herbe à la maison, et en plus son compositeur préféré est également le mien.

Fichier audio intégré

vendredi 9 décembre 2011

L'invasion des zombies

Il arrive un moment où trop c’est trop…

Notre foyer de quatre personnes est équipé de quatre ordinateurs portables, un ordinateur de bureau[1], une tablette (bientôt deux), deux lecteurs de musique à écran tactile, deux téléphones portables dits « intelligents », une console de jeu portable à double écran, une liseuse électronique. Et je laisse l’ordinateur portable de travail au bureau, parce que là ça ferait quand même beaucoup.

Ah oui, et nous avons un téléviseur aussi : il est connecté à un serveur multimédia, et n’est volontairement connecté ni au câble, ni au satellite, ni au réseau hertzien.

Avec un tel inventaire, il est difficile d’éviter les écrans… Ils nous servent à communiquer, à s’informer, à apprendre, à jouer, à lire, à travailler, à se divertir, à regarder la météo (je consulte le site de météo avant même de regarder par la fenêtre !), suivre des recettes de cuisine, écouter la musique, etc.

Si jamais internet tombe en panne, il y a comme un moment de panique… puis la vie reprend son cours et on se met au coin de la cheminée avec un bon vieux livre en papier, un jeu de société ou une autre activité bizarre qui ne nécessite ni électricité, ni connexion au réseau (je vous le dis, on fait des choses étranges parfois).

Le week-end dernier, nous avions un barbecue chez des amis. Le truc habituel : les parents autour de la table, les enfants jouent et courent dans tous les sens. Les parents papotent, et papotent, puis se rendent compte au bout d’un moment que les enfants sont bien tranquilles (huit enfants silencieux, ce n’est pas normal).

Coup d’œil dans le salon : huit enfants derrière huit écrans portables, chacun en train de jouer à un jeu différent (consoles, téléphones, baladeurs intelligents, ordinateurs, tablettes…) La scène était à la fois surréelle et quelque peu effrayante.

Malgré les nombreuses tentatives des parents, les enfants avaient du mal à se détacher des écrans : ils les délaissaient quelques minutes pour y revenir de plus belle.

Que sont donc devenus les jeux d’enfants, aventures extraordinaires faisant appel à l’imagination, transformant un morceau de bois en épée, un morceau de chiffon en robe de princesse, un caillou en trésor, un balai en fidèle destrier, un coussin en féroce dragon ? À la place, nous avions une rangée de zombies alignés dans le salon, chacun plongé dans son monde virtuel.

Nous avons quand même eu droit à un petit récital improvisé, mais les petits monstres finissaient immanquablement par se rasseoir pour s’isoler derrière un écran. Un bien triste spectacle :(

Les enfants ont eu droit à quelques remontrances, et leurs oreilles ont chauffé pendant le trajet de retour. Mais ce n’est pas entièrement de la faute des enfants : les parents ont également une part de responsabilité dans cette étrange situation.

Résolution a donc été prise de faire de ces rencontres entre amis des événements où l’électronique n’a pas sa place. Prière de laisser vos gadgets à l’entrée, merci.

Note

[1] Je ne compte pas les serveurs : ils sont cachés, sans écran et on les oublie jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que l’imprimante réseau est bloquée, ou que le système téléphonique a le hoquet.

jeudi 6 octobre 2011

10

Il y a dix ans jour pour jour je débarquai à Montréal, et en passant le guichet d’immigration je fis tamponner mon visa de résident permanent au Canada.

Dix ans au Canada, dix déménagements, sept emplois, deux provinces. Bientôt le dixième hiver… s’y habituera-t-on jamais ? [1]

En contrepartie nous vivons dans une tranquillité et une sécurité que nous n’avions jamais connues auparavant, et nos enfants grandissent dans un environnement social qui tient surtout de l’île aux enfants[2], où le fait d’être noir, jaune, orange ou vert importe peu, où tout le monde parle une deuxième langue (cantonnais, hindi, klingon, volapük et même, soyons fous, français), et c’est normal.

Dix ans que nous payons une fortune pour notre vin et notre fromage. Heureusement les denrées asiatiques sont abondantes, variées et bon marché : ça compense largement :)

Des questions, on s’en pose toujours de temps à autres (retour ? pas retour ? autre pays ?), mais globalement on est bien où on est. De plus nous avons de la chance de vivre à un endroit qui a jusqu’à présent été épargné par la crise financière mondiale, et nous avons échappé à la vague Tektonik.[3]

Dix ans ici, c’est aussi dix ans de plus pour moi… Quarante balais, et même pas mal.

Notes

[1] Heureusement que l’été et l’automne sont magnifiques, compensant pour l’hiver et surtout l’immonde « marde blanche » qui nous tombe dessus tous les ans.

[2] D’ailleurs ils ont trouvé leurs cousins de France bien agressifs, et nous avons dû leur expliquer que lorsqu’on vit dans un environnement hostile comme la banlieue parisienne, il faut avoir la peau dure.

[3] Malheureusement notre région a produit Justin Bieber et l’a laissé échapper et envahir la planète avec ses cris stridents. Sorry.

mercredi 24 août 2011

Bientôt la rentrée

Ça sent le retour sur les bancs de l’école…

Cette année une nouveauté : Manola change d’école car ici l’élémentaire se termine après la 6e année (équivalent de la classe de 6e en France). Elle va faire ses premiers pas dans un établissement secondaire pour sa 7e année (ici on compte à l’endroit, de 1 à 12, la 1e année étant le CP, et la 12 année la terminale).

L’établissement qu’elle va fréquenter exige le port de l’uniforme (ce n’est pas le cas de toutes les écoles : les écoles publiques n’ont pas d’uniforme, seules certaines école catholiques décident d’en adopter un). Nous avons donc dû acheter un gilet, une jupe plissée et autres vêtements assortis. Ça coûte une fortune et il n’y a qu’une seule compagnie qui fournit les uniformes scolaires dans la province. On a vraiment l’impression de se faire arnaquer :(

Maxime, quant à lui, va continuer sans uniforme (ouf !) et prendra pour la première fois l’autobus jaune sans sa grande sœur. Ça aussi ça va être un sacré changement, et j’espère qu’avoir à gérer deux horaires de bus différents ne va pas trop nous causer de casse-tête !

Je sens que cette année va être pleine de bouleversements pour nos enfants… et leurs parents !

lundi 15 août 2011

Retour au bercail

Les bonnes choses ayant une fin, nous voici de retour au Canada. On pourra dire que ces trois semaines[1] en France ont été excellentes, même si nous avons dû annuler quelques visites suite à de petits imprévus.

Le retour est un peu rude parce que j’ai toujours le décalage horaire dans le nez, et que la bouffe servie dans l’avion m’a retourné l’estomac. De plus le temps estival ne m’aide pas trop à me concentrer sur le boulot… dur dur.

Notes

[1] Noey et les enfants y sont restés plus de deux mois !

France 2011

Cela faisait plus de cinq ans, et cette fois-ci c’était vraiment pour le plaisir

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mercredi 3 août 2011

Om nom nom

I am fat, and things are not getting better. I gained 2 kg (yes, kilograms) in 10 days. And I don’t intend to do anything about it at least in the next 10 days. I am so enjoying the food. Yummy: real, tasty food!

lundi 11 juillet 2011

The Unhealthy Truth

mardi 5 juillet 2011

Champagne

Première de ta génération, la chouchoute, source de bonheur mais aussi de stress non seulement pour tes parents mais également pour tes oncles, tantes, et grand-parents.

L’adolescence a parfois été chaotique, mais nous avons toujours été avec toi. Tu ne te doutes peut-être pas combien tu comptes à nos yeux, et à quel point nous sommes soulagés, et surtout fiers de toi aujourd’hui (je ne pense pas être le seul à avoir retenu mon souffle en attendant ce moment !)

18 ans bientôt, et aujourd’hui officiellement titulaire du baccalauréat ! Tu entres dans le monde des adultes, et ta nouvelle vie commence du bon pied.

Toutes mes félicitations, ma petite grande H. !!!! Tu es aujourd’hui bachelière et nous sommes tous très fiers de toi :D

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